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Le gros problème de l’éclairage intérieur

mardi 2 décembre 2008, par JLS

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INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC - Avis scientifique sur les risques pour la santé de l’exposition au mercure lors du bris d’ampoules fluo-compactes

 

> Voir aussi l’article : Des lampes abordables pour les pays en développement

 

Le combat écologique est certainement un combat où la "réforme juste" peut et doit s’exercer ; mais l’enfer est aussi pavé de bonnes intentions et ce combat nécessite une très bonne information pour ne pas oublier les effets pervers que toute mesure "bonne" peut receler. Deux mesures prises cette année par le gouvernement nous renseignent là-dessus :

1 ) Michel Barnier [1], annonce en septembre 2008 un déplafonnement des aides pour la conversion à la bio des terres agricoles. En clair, la totalité des terres converties à la manière "bio" de cultiver donneront droit à des primes alors que ces primes étaient limitées jusque là par un jeu de plafonnement compliqué. Cela limitait beaucoup le montant des aides réellement versées. Et, autre mesure d’importance, la formation à l’agriculture biologique est rendue obligatoire dans le cadre de l’enseignement agricole à l’échéance 2012 (mieux vaut très très tard que jamais....).

2 ) En octobre 2008, Jean-Louis Borloo [2], annonce un accord volontaire avec les grandes enseignes de la distribution pour le retrait progressif des ampoules à incandescence du marché de l’éclairage. Le problème est que les ampoules censées les remplacer ne sont pas aussi inoffensives que l’on pourrait le croire ; les lampes LFC (lampes fluorescentes compactes), par exemple, contiennent du mercure ce qui nécessite une collecte spécifique en fin de vie et expose en cas de brisure l’utilisateur à une contamination au mercure ou à respirer des vapeurs de mercure dont on sait les redoutables effets neurotoxiques. De plus, elles émettent des champs électromagnétiques jusqu’à la distance d’un mètre, ce qui contribue à la pollution ambiante par ces ondes dont on se demande les réels effets biologiques. Il s’agit de ne pas les utiliser notamment comme lampe de chevet, ou de les blinder, ce qui n’est pas le cas actuellement.

 

La solution


 

La solution semble bien dans les lampes à LED (Light emitting diode = Diode électroluminescente). Ce sont des types de diode émettant de la lumière lors du passage d’un courant électrique. L’émission de la lumière s’effectue par la décharge électrique dans un gaz. La couleur de la lumière dépend du type de ce gaz. Elles consomment environ 1/10 de l’énergie de leurs homologues à incandescence. Elles peuvent fonctionner 100.000 heures soit plus de 10 ans en fonctionnement continu. Elles s’allument en 1/4 de seconde. Les LEDs visibles n’émettent pas d’UV ou d’IR. Elles commencent à être commercialisées pour l’éclairage intérieur. Phillips lance, par exemple, sa gamme LED courant 2009.

 


Notes

[1] Michel Barnier est l’actuel Ministre de l’Agriculture et de la Pêche du gouvernement François Fillon

[2] Jean-Louis Borloo est l’actuel ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire du gouvernement François Fillon