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En outre, l’ONU crée un comité consultatif sur le financement de la lutte contre les changements climatiques
samedi 20 février 2010, par
Par Cheryl Pellerin
Rédactrice
Washington - Près de 100 pays ont déclaré dans les délais requis leur adhésion à l’accord de Copenhague, traité non contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre conclu en décembre 2009 dans les dernières heures de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques.
Cette conférence se tenait en vertu de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), traité international ratifié par 193 pays et qui vise à limiter les émissions de gaz tels que le dioxyde de carbone (CO2) qui influent sur le climat de notre planète.
L’accord de Copenhague est un document d’une douzaine de paragraphes rédigé par les chefs d’État ou de gouvernement de 25 pays gros émetteurs de gaz à effet de serre, dont les États-Unis, établissant les mesures que doivent prendre les pays industriels et en voie de développement afin d’éviter les pires effets des changements climatiques mondiaux.
Ces mesures visent à limiter l’augmentation de la température moyenne à la surface du globe en incitant les pays développés à apporter des réductions importantes, mais non chiffrées, à leurs émissions de gaz à effet de serre et en adoptant des maxima tant nationaux que mondiaux relatifs à ces émissions « dès que possible », les délais étant plus longs pour les pays en développement.
Les États qui acceptaient de s’associer à cet accord devaient en aviser le secrétariat de la CCNUCC le 31 janvier au plus tard. À cette date, a indiqué Todd Stern, l’envoyé spécial du département d’État chargé du dossier des changements climatiques, lors d’une conférence de presse donnée le 16 février à Washington, « un peu moins de 100 pays ont indiqué vouloir adhérer à l’accord » mais d’autres pays pourraient encore signaler leur adhésion.
La plupart des principaux pays du monde, tant industriels qu’en développement, se sont associés à l’accord, notamment les États-Unis, l’Australie, le Canada, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Indonésie, ainsi que l’Union européenne et ses États membres. Ils ont également présenté leurs projets nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, conformément à l’accord, dont le 4e paragraphe prévoyait de la part des pays industriels (dits parties à l’Annexe 1) une liste de cibles globales chiffrées d’émissions pour 2020 et au-delà, et dont le 5e paragraphe invitait les États non parties à l’Annexe 1 de soumettre des propositions de mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les mêmes périodes.

Également dans le cadre de l’accord de Copenhague, un comité consultatif de haut niveau sur le financement de la lutte contre les changements climatiques a vu le jour. Il sera coprésidé par les premiers ministres Gordon Brown (Royaume-Uni) et Mélès Zenawi (Éthiopie).
« Le comité consultatif va élaborer des propositions pratiques visant à accroître considérablement le financement tant immédiat qu’à long terme de stratégies d’atténuation et d’adaptation dans les pays en développement », a déclaré le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, lors d’une conférence de presse tenue le 12 février en compagnie des premiers ministres Brown et Zenawi. « En particulier, il analysera les moyens d’entreprendre la mobilisation de ressources nouvelles devant atteindre 100 milliards de dollars annuellement à partir de 2020. Ce financement proviendra de sources tant publiques que privées. »
Les fonds iront à des programmes d’adaptation aux changements climatiques, d’atténuation de leurs effets, de développement et de partage de technologies propres et de renforcement de la capacité de lutte des pays en développement, la priorité allant aux plus fragiles d’entre eux. Le comité comprendra des représentants des deux groupes de pays.
M. Ban espère que le comité présentera ses premières conclusions à la session de négociation de Bonn (Allemagne) des parties à la CCNUCC, prévue du 31 mai au 11 juin, et ses recommandations finales avant la 16e conférence des parties (COP-16) qui doit avoir lieu du 29 novembre au 10 décembre à Mexico.
« Il y a probablement quatre ou cinq éléments de l’accord qui nécessitent du travail, et qu’il s’agit de régler », a déclaré M. Stern, notamment :
« Quels que soient les hauts et les bas de ce processus à n’importe quel moment particulier, il n’existe qu’une seule direction dans laquelle il peut aller, à savoir dans le sens d’une réduction des émissions », a souligné M. Stern. « J’espère sincèrement que nous y arriverons rapidement, et nous allons faire tout notre possible pour faire avancer cet objectif. »
Voir en ligne : Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat